Le poker, en fait… c’est comme un barbecue…

Oui je sais… dit comme ça, c’est un peu vague, voire surprenant. Mais voilà, c’est les vacances pour beaucoup de monde (non Julie et Chloé, on n’en profite pas pour râler, please !), alors on se détend un peu (quand même) on a moins de séances de coaching, un peu plus de temps pour soi, et ça amène parfois à réfléchir différemment… Alors pourquoi Poker et Barbecue ? N’allez pas croire que je vais vous pondre, en cette fin de Juillet, un nouveau Théorème qui d’un coup va révolutionner votre jeu… Non, aujourd’hui, on serait plutôt dans la sociologie, voire, l’anthropologie la plus basique…

Ça m’est venu comme ça, hier, alors que je m’activais devant le barbecue familial, régulant les cuissons et surveillant les velléités de renaissance de flammes traîtresses et carbonisatoires… (Hein ? mais si, mais si ça existe « carbonisatoire » !)

Pourquoi cette attirance pour les barbecues ? Pourquoi prendre le temps d’allumer le machin, de se cramer les poils des doigts, de se foutre du charbon de bois sur sa belle chemise blanche toute neuve, d’enfumer tout le quartier, de pester deux ou trois fois contre le charbon humide , les allumettes qui ont disparu et le chien qui rôde espérant saisir sur la table, avant le sacrifice, une saucisse alléchante, tout ça pour faire cuire 3 merguez étiques (oui oui sans H !) ?

Ben, tout simplement me semble t-il, parce que tout ce rituel renvoie, dans notre inconscient à un rite profondément enfoui, ou pour être plus précis, à un ensemble de pratiques, qui lient instinct et culture de manière très étroite.

A la base il y a le feu, évidemment, ce feu qui réchauffe, qui protège, autour duquel on se rassemble, et qui change le goût des aliments qu’on lui propose de cuire. feuLa graisse chaude qui coule, et qui nourrit, le partage, les fumées et fumets. On est bien dans le domaine de l’acte cérémoniel, quasiment sacrificiel, renforcé encore par les éventuelles libations et la pléthore de boissons fermentées qu’on peut y consommer quand du cercle familial, le barbecue passe à celui du clan élargi des amis… C’est une cérémonie « religieuse », au premier sens du terme (religere en Latin): le barbecue nous réunit en alliant la satisfaction nécessaire de nos besoins (manger, rencontrer d’autres humains, échanger) et notre capacité à nous cultiver (faire cuire, agrémenter la viande d’épices, de sauces, préparer des breuvages etc…)

Mais le poker, me direz-vous ? Eh bien je vous laisse chercher. Pourquoi cet engouement, quels instincts sont ici à l’œuvre, quels vernis culturels leur sont appliqués ? Cherchez, pour vous, pour l’autre… A défaut d’avoir modifié votre jeu, ces quelques remarques anthropologico-sociologiques changeront peut être votre manière d’appréhender votre jeu, et de comprendre pourquoi vous le pratiquez…

Allez… je vais faire chauffer le barbec, il me reste deux merguez à cuire et j’ai encore 10 litres de rosé au frais on va bien trouver deux ou trois potes pour faire un petit cash game à la maison ce soir !

Les suggestions du patron...

4 Commentaires

  1. selmo dit :

    10 litres de rosé au frais…. Dis donc, c’est pas toi qui nous dis que la picolle et le poker ça fait pas bon ménage ? ben alors qui c’est ?(lol).

  2. Phil Latour dit :

    Bah..10 litres c’est pas picoler !!! Surtout si on est plusieurs.. 🙂

  3. Kiks dit :

    10 litres ?
    On est que trois ?

  4. Sedullos dit :

    Moi je croyais que la vie c’est comme une boite de chocolat …….. mais bon souvent on m’appelle Forrest .

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